Traduit de "Einstein’s Theory of Relativity"
by Ernst Cassirer
(1923. Réédité par Dover Publications Inc, New-York).

"Pour Newton comme pour Démocrite, matière et espace, le plein et le vide, forment pour nous les éléments ultimes mais mutuellement irréductibles du monde physique, la pierre angulaire fondamentale de toute la réalité car, en tant que facteurs tant justifiés que nécessaires, ils entrent dans la plus haute loi du mouvement comme nous l’a appris l’expérience".

"Si nous comparons cette approche avec l'image du monde de la physique moderne et très récente, il en résulte le fait surprenant que cette dernière paraît être encore sur la route de Descartes, non en fait dans son contenu, mais certainement dans sa méthode. Elle tend aussi de plusieurs côtés vers une approche dans laquelle le dualisme espace et matière est annulé, dans laquelle les deux ne se présentent plus comme des classes différentes d'objets conceptuels physiques. Là, apparaît maintenant dans le concept du champ un nouveau concept modérateur entre matière et espace vide; et c'est ce qui désormais apparaît avec une acuité croissante comme l'expression authentique du physiquement vrai car  c'est l'expression parfaite de la loi physique de l'action. Dans ce concept du champ, la manière typique de pensée de la physique moderne a gagné, du point de vue de l'épistémologie, son expression la plus tranchante et la plus distincte. Là maintenant a lieu, commençant par l'électrodynamique, une transformation progressive du concept de la matière".

"Déjà avec Faraday, qui a construit la matière à partir des lignes de force, est exprimée l’idée que le champ de force ne peut pas dépendre de la matière, mais qu'au contraire, ce que nous appelons matière n'est rien d’autre que des endroits de ce champ spécialement identifiés. Dans l’évolution de l'électrodynamique, ce point de vue est confirmé et suppose une expression encore plus radicale.

La doctrine est conduite par de plus en plus de "champ-physique" pur qui ne reconnaît ni l'espace brut indifférencié en lui-même ni en conséquence la matière elle-même entrant dans cet espace fini, mais qui prend comme fondement l'intuition d'une diversité spatiale déterminée par une certaine loi et qualifiée et différenciée conformément à cette loi.

Ainsi, par exemple, a été établi par Mie une forme plus générale de l’électrodynamique d'après laquelle il a paru possible de construire de la matière hors du champ. Le concept d'une substance qui existe avec le champ électro-magnétique a paru inutile dans cette approche; d'après la nouvelle conception, le champ, pour son existence, n'exige plus de la matière en tant que support, mais la matière est considérée et traitée, au contraire, comme une excroissance du champ. C'est la dernière conséquence de ce type de pensée qui est tirée de la théorie de la relativité. Pour cette théorie, aussi, la vraie différence disparaît finalement entre un espace vide et une substance de remplissage, qu’on l’appelle matière ou éther, puisque qu'elle inclut les deux moments en un seul et même acte de détermination méthodique. "L’énigme du poids "nous est révélée", conformément à la pensée fondamentale de la théorie de la gravitation d'Einstein, dans la considération et l’analyse des relations internes des mesures des quatre dimensions de l'espace-temps".

Pour René Philippe Halm dans “Comprendre l’Homéopathie. Actualité et modernité de la recherche fondamentale" Cyedition.com, Octobre 2000:

"Les champs ont leur propre réalité et peuvent être étudiés sans référence aux corps matériels qui les engendrent... Cela revient à admettre que certains phénomènes physico-chimiques échappent par moment au monde des objets matériels".

Ndlr:Dans le contexte des champs de la physique quantique il est non seulement possible mais aussi logique d'imaginer que des informations peuvent être transmises de la matière au vivant de façon non matérielle, c’est-à-dire à un niveau purement “énergétique”. Cette proposition est parfaitement acceptable en regard des lois de la physique moderne.

L’aphorisme 289 de l’Organon (4 ème édition, traduction de l’Allemand par le Docteur A. J. J. Jourdan, Editeur O.E.I.L. Paris 1986) complète cette proposition: "Toute partie de notre corps qui possède le sens du toucher est également susceptible de recevoir l’impression des médicaments, et de la propager aux autres parties”.

Comme mentionné par R. Cannenpasse-Riffard dans "Biologie, Médecine et Physique QUANTIQUE", Marco Pietteur , Resurgence1997:

“Théoriquement, tout objet macroscopique, les arbres, les métaux, etc... possède une longueur d' onde bien qu'elle soit trop petite pour être observable. La longueur d'onde associée à des objets macroscopiques est forcément infime puisque d'après la formule proposée par Louis de BroglieLambda = h/p (Lambda = longueur d'onde, h: constante de Planck, p: quantité de mouvement c'est-à-dire le produit de la masse par la vitesse) p est extrêmement grand, de sorte que l' aspect ondulatoire de leur mouvement est indécelable. En principe, rien ne nous interdit de décrire notre corps par une onde associée. Mais étant donné que sa masse est élevée par rapport à celle de l'atome, sa longueur d'onde est infinitésimale, de la dimension d'un noyau d'atome (très inférieure à 100 nano mètre soit 10-7 mètre et donc a une fréquence très élevée: supérieure à 3000 Téra hertz soit 3.1015 hertz). Nous sommes néanmoins des êtres quantiques traversés par de multiples rayonnements et particules”.

D’une façon générale, il est connu que le vivant et l’inerte se trouvent liés par les mêmes composants de la matière: neutrons, protons et électrons. Seuls le proton et l’électron sont des particules immortelles. Les électrons naissent d’une façon continue dans l’univers au fur et à mesure que le temps s’écoule, par la disparition des neutrons suivant la réaction bien connue:
Neutron -> proton + électron + anti-neutrino
Comme rappelé par R. Cannenpasse-Riffard: “Ce sont les électrons qui forment le cortège électronique du noyau dans chacun des atomes de nos cellules dans lesquelles toutes les structures, les liaisons et les réactions chimiques sont animées par les échanges de ces mêmes électrons dont les mécanismes relèvent de la mécanique quantique...

L’électron est en fait l’animateur et le constructeur de tout ce qui est vivant. En particulier c’est lui qui structure la longue spirale de la molécule d’ADN.”

La communication et plus particulièrement les échanges d’informations entre un remède homoéopathique et un organisme vivant se font au niveau des électrons, électrons mis en évidence en spectrométrie à scintillation liquide par les auteurs de la Théorie des Hautes Dilutions, tant dans les produits homoéopathiques que dans le vivant.

C’est pourquoi ces auteurs ont modelisé par la théorie des champs quantiques relativistes les médicaments homoéopathiques ainsi que leur interaction avec le vivant (hommes, animaux, végétaux). Travaux présentés dès 1993 dans les différentes publications indiquées dans cette rétrospective